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 بيان مؤتمر الصومام ،أغسطس 1956

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مُساهمةموضوع: بيان مؤتمر الصومام ،أغسطس 1956   بيان  مؤتمر الصومام ،أغسطس 1956 Emptyالثلاثاء أكتوبر 26, 2010 4:39 pm

PLATE FORME DE LA SOUMMAM
POUR ASSURER LE TRIOMPHE DELA REVOLUTION ALGERIENNE, DANS LA LUTTE
POUR L’INDEPENDANCENATIONALEINTRODUCTION


Les extraits de la présente plate-forme d’action du FRONT DELIBERATION NATIONALE ont pour objet de définir, d’une façon générale, laposition du FLN, à une étape déterminante de la Révolution Algérienne. Elle est divisée en trois parties :
I) La situation politique actuelle.
II) Lesperspectives générales.
III) Les moyens d’actions et de propagande.
I) LA SITUATION POLITIQUEACTUELLE
A) L’ESSOR IMPETUEUX DE LA REVOLUTION ALGERIENNE
L’Algérie,depuis deux ans, combat avec héroïsme pour l’indépendance nationale.
Larévolution patriotique et anticolonialiste est en marche.
Elleforce l’admiration de l’opinion mondiale.
a. La Résistance armée.
En unepériode relativement courte, l’Armée de Libération Nationale, localisée dansl’Aurès et la Kabylie,a subi avec succès l’épreuve du feu.
Elle atriomphé de la compagne d’encerclement et d’anéantissement menée par une arméepuissante, moderne, au service du régime colonialiste d’un des plus grandsEtats du monde.
Malgréla pénurie provisoire d’armement, elle a développé les opérations de guérillas,de harcèlement, de sabotage, s’étendant aujourd’hui à l’ensemble du territoirenational.
Elle aconsolidé sans cesse ses positions en améliorant sa tactique, sa technique, sonefficacité.
Elle asu passer rapidement de la guérilla au niveau de la guerre partielle.
Elle asu combiner harmonieusement les méthodes éprouvées des guerres anti-colonialistes avec les formes les plus classiques en les adoptantintelligemment aux particularités du pays.
Elle adéjà fourni la preuve suffisante, maintenant que son organisation militaire estunifiée, qu’elle possède la science de la stratégie d’une guerre englobantl’ensemble de l’Algérie.
L’Arméede Libération Nationale se bat pour une cause juste.
Ellegroupe des patriotes, des volontaires, des combattants décidés à lutter avecabnégation jusqu’à la délivrance de la patrie martyre.
Elles’est renforcée par le sursaut patriotique d’officiers, de sous-officiers et desoldats de carrière ou du contingent, désertant en masse avec armes et bagagesles rangs de l’armée française.
Pourla première fois dans les annales militaires, la France ne peut plus comptersur le « loyalisme » des troupes algériennes. Elle est obligée de lestransférer en France et en Allemagne.
LesHarkas de goumiers, recrutés parmi les chômeurs souvent trompés sur la naturedu « travail » pour lequel ils étaient appelés, disparaissent dans le maquis.Certaines sont désarmées et dissoutes par les autorités mécontentes.
Lesréserves humaines de l’ALN sont inépuisables. Elle est souvent obligée derefuser l’enrôlement des Algériens jeunes et vieux, des villes et campagnes,impatients de mériter l’honneur d’être soldats de leur « Armée ».
Ellebénéficie pleinement de l’amour du peuple algérien, de son soutienenthousiaste, de sa solidarité agissante, morale et matérielle, totale etindéfectible.
Lesofficiers supérieurs, les commandants de zones, les commissaires politiques,les cadres et soldats de l’Armée de Libération Nationale sont honorés comme deshéros nationaux, glorifiés dans des chants populaires qui ont déjà pénétréaussi bien dans l’humble gourbi que la misérable Khaïma, la ghorfa des casbahscomme le salon des villas.
Tellessont les raisons essentielles du « miracle algérien » : l’ALN tenant enéchec la force colossale de l’armée colonialiste française, renforcée par lesdivisions « atomiques » prélevées sur les forcesde l’OTAN.
Voilàpourquoi en dépit des incessants renforts, jugés aussitôt insuffisants, malgréle quadrillage ou autre technique aussi inopérante que les déluges de feu, lesgénéraux français sont obligés de reconnaître que la solution militaire estimpossible pour résoudre le problème algérien.
Nousdevons signaler particulièrement la formation de nombreux maquis urbains qui,d’ores et déjà, constituent une seconde armée sans uniforme.
Lesgroupes armés dans les villes et villages se sont notamment signalés par desattentats contre les commissariats de police, les postes de gendarmerie, lessabotages de bâtiments publics, les incendies, la suppression de gradés de lapolice, de mouchards, de traîtres.
Ce quiaffaiblit d’une façon considérable l’armature militaire et policière del’ennemi colonialiste, augmente la dispersion de ses forces sur l’ensemble dusol national, mais aussi accentue la détérioration du moral des troupes,maintenus dans un état d’énervement et de fatigue par la nécessité de restersur un qui-vive angoissant.
C’estun fait indéniable que l’action de l’ALN a bouleversé le climat politique enAlgérie.
Elle aprovoqué un choc psychologique qui a libéré le peuple de sa torpeur de la peur,de son scepticisme.
Elle apermis au peuple algérien une nouvelle prise de conscience de sa digniténationale.
Ellea également déterminé une union psycho-politique de tous les Algériens, cetteunanimité nationale qui féconde la lutte armée et rend inéluctable la victoirede la liberté.
b. Une organisation politiqueefficace.
LeFRONT DE LIBERATION NATIONALE, malgré son activité clandestine, est devenuaujourd’hui l’unique organisation véritablement nationale. Son influence estincontestable et incontestée sur tout le territoire algérien.
Eneffet, dans un délai extrêmement court, le FLN a réussi le tour de force desupplanter tous les partis politiques existants depuis des dizaines d’années.
Celan’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat de la réunion des conditionsindispensables suivantes :
1°) Le bannissement du pouvoir personnel et l’instauration du principe de ladirection collective composée d’hommes propres, honnêtes, imperméables à lacorruption, courageux, insensibles au danger, à la prison ou à la peur de lamort.
2°) La doctrine est claire. Le but à atteindre, c’est l’indépendance nationale. Lemoyen, c’est la révolution par la destruction du régime colonialiste.
3°) L’union du peuple est réalisée dans la lutte contre l’ennemi commun, sanssectarisme :
Le FLNaffirmait au début de la Révolution que « la libération de l’Algérie sera l’œuvrede TOUS les Algériens et non pas celle d’une fraction du peuple algérien,quelque soit son importance ». C’est pourquoi le FLN tiendra compte dans salutte de toutes les forces anti-colonialistes, même si elles échappent à soncontrôle.
4°) La condamnation définitive du culte de la personnalité, la lutte ouverte contreles aventuriers, les mouchards, les valets de l’administration, indicateurs oupoliciers. D’où la capacité du FLN à déjouer les manœuvres politiques et lestraquenards de l’appareil policier français.
Celane saurait signifier que toutes les difficultés seraient complètement effacées.
Notreaction politique a été handicapée au départ pour les raisons ci-après :
1°) L’insuffisance numérique des cadres et des moyens matériels et financiers.
2°) La nécessité d’un long et dur travail de clarification politique, d’explicationpatiente et persévérante pour surmonter une grave crise de croissance.
3°) L’impératif stratégique de SUBORDONNER TOUT AU FRONT DE LA LUTTE ARMEE.
Cettefaiblesse, normale et inévitable au début, est déjà corrigée, après la périodeoù il se contentait de lancer uniquement des mots d’ordre de résistance àl’impérialisme, on a assisté à une réelle apparition du FLN sur le plan de lalutte politique.
Ceredressement fut marqué par la grève d’anniversaire du 1er novembre1955, considérée comme l’événement décisif, tant par son aspect spectaculaireet positif que par son caractère profond, preuve de la « prise en main »de toutes les couches de la population.
Jamais,de mémoire d’Algérie, aucune organisation politique n’avait obtenu une grèveaussi grandiose dans les villes et villages du pays.
D’autrepart, le succès de la non-coopération politique lancée par le FLN est non moinsprobant. La cascade de démissions des élus patriotes suivie de celles des élusadministratifs ont imposé au gouvernement français la non-prorogation du mandatdes députés du Palais Bourbon, la dissolution de l’Assemblée Algérienne. Lesconseils généraux et municipaux et les djemaa ont disparu, vide accentué etamplifié par la démission de nombreux fonctionnaires et auxiliaires del’autorité coloniale, caïds, chefs de fraction, gardes champêtres. Faute decandidatures ou de remplaçants, l’administration française est disloquée; sonarmature considérée comme insuffisante ne trouve aucun appui parmi le peuple;dans presque toutes les régions elle coexiste avec l’autorité du FLN.
Cettelente mais profonde désagrégation de l’administration française a permis lanaissance puis le développement d’une dualité de pouvoir. Déjà fonctionne uneadministration révolutionnaire avec des djemaa clandestines et des organismess’occupant du ravitaillement, de perception d’impôts, de la justice, durecrutement de moudjahidine, des services de sécurité et de renseignements.L’administration du FLN prendra un nouveau virage avec l’institution desassemblées du peuple qui seront élues par les populations rurales avant ledeuxième anniversaire de notre révolution.
Lesens politique du FLN s’est vérifié d’une façon éclatante par l’adhésionmassive des paysages pour lesquels la conquête de l’indépendance nationalesignifie en même temps la réforme agraire qui leur assurera la possession desterres qu’ils fécondent de leur labeur.
Celase traduit par l’éclosion d’un climat insurrectionnel qui s’est étendu avecrapidité et une forme variée à tout le pays.
Laprésence d’éléments citadins, politiquement mûrs et expérimentés, sous ladirection lucide du FLN, a permis la politisation des régions retardataires.L’apport des étudiants a été d’une grande utilité, notamment dans les domainespolitiques, administratif et sanitaire.
Ce quiest certain, c’est que la Révolution Algérienne vient de dépasser avec honneurune première étape historique.
C’estune réalité vivante ayant triomphé du pari stupide du colonialisme françaisprétendant la détruite en quelques mois.
C’estune révolution organisée et non une révolte anarchique.
C’estune lutte nationale pour détruire le régime anarchique de la colonisation etnon une guerre religieuse. C’est une marche en avant dans le sens historique del’humanité et non un retour vers le socialisme.
C’esten fin la lutte pour la renaissance d’un Etat Algérien sous la forme d’une républiquedémocratique et sociale et non la restauration d’une monarchie ou d’unethéocratie révolues.
c. La faillite des anciennes formations politiques.
La Révolution Algérienne aaccéléré la maturité politique du peuple algérien. Elle lui a montré, à lalumière de l’expérience décisive du combat libérateur, l’impuissance duréformisme et la stérilité du charlatanisme contre-révolutionnaire.
Lafaillite des vieux partis a éclaté au grand jour.
Lesgroupements divers ont été disloqués. Les militants de base ont rejoint le FLN.L’UDMA dissoute et les Oulama se sont alignés courageusement sur les positionsdu FLN ; l’UGEMA groupant tous les universitaires et lycéens, a proclamépar la voix de son congrès unanime le même sentiment.
LeComité central du M.T.L.D. a complètement disparu en tant queregroupement ex-dirigeants et en tant que tendance politique.
Le Messalisme en déroute

L e M.N.A., en dépit de la démagogie et de la surenchère,n’a pas réussi à surmonter la crise mortelle du M.T.L.D. Il conservait uneassise organique seulement en France du fait de la présence de Messali en exil,de l’ignorance totale des émigrés de la réalité algérienne.
C’estde là que partaient les mots d’ordre, les fonds et les hommes en vue de lacréation en Algérie de groupes armés ou de maquis dissidents, destinés non à laparticipation à la lutte contre l’ennemi exécré des opérations de provocationet à saboter par le défaitisme, le désordre et l’assassinat, la Révolution Algérienneet ses dirigeants militaires et politiques.
L’activitésporadique et brève du M.N.A. s’était manifestée publiquement, dans les raresvilles telles Alger, comme une secte contre-révolutionnaire dans des opérationsde division (campagne antimozabite), de gangstérisme(racket de commerçants), deconfusion et de mensonges (Messali, soi-disant créateur et chef de l’Armée deLibération Nationale).
Lemessalisme a perdu sa valeur de courant politique. Il est devenu de plus enplus un état d’âme qui s’étiole chaque jour.
Il estparticulièrement significatif que les derniers admirateurs et défenseurs deMessali soient précisément les journalistes et intellectuels proches dela présidence du gouvernement français. Ils prétendent dénoncer l’ingratitudedu peuple algérien qui ne reconnaîtrait plus «les mérites exceptionnels deMessali, le créateur, il y a trente ans, du nationalisme algérien ».
Lapsychologie de Messali s’apparente à la conviction insensée du coq de la fablequi ne se contente pas de constater l’aurore, mais proclame « qu’il fait leverle soleil ».
Lenationalisme Algérien dont Messali revendique effrontément l’initiative est unphénomène de caractère universel, résultat d’une évolution naturelle suivie partous les peuples sortant de leur léthargie.
Lesoleil se lève sans que le coq soit pour quelque chose, comme la Révolution Algériennetriomphe sans que Messali y ait aucun mérite.
Cetteapologie du messalisme dans la presse française était un indice sérieux de lapréparation psychologique d’un climat artificiel favorable à une manœuvre de grandeenvergure contre la Révolution Algérienne.
C’estla division, arme classique du colonialisme.
Legouvernement français a tenté en vain d’opposer au FLN des groupements modérés,voire même le groupe des «61». Ne pouvant plus compter sur les Sayah ou Farès,le béni-oui-ouisme étant discrédité d’une façon définitive et sans retour, lecolonialisme français espérait utiliser le chef du MNA dans son ultime manœuvrediabolique pour tenter de voler au peuple algérien sa victoire.
Danscette perspective, Messali représente, en raison de son orgueil et de sonmanque de scrupules, l’instrument parfait pour la politique impérialiste.
Cen’est dons pas par hasard que Jacques Soustelle pouvait affirmer en novembre1956 au professeur Massignon : « Messali est ma dernière carte ».
Leministre résidant Lacoste ne se gêne pas pour confier à la presse colonialistealgérienne sa satisfaction de voir le MNA s’efforcer uniquement d’affaiblir leFLN.
L’hebdomadairesocialiste «Demain», dévoilant les divergences tactiques divisant lesgouvernants français, pouvait écrire que certains ministres étaient disposés,pour empêcher le renforcement du FLN à accorder à Messali sa liberté totale,«le seul problème étant de protéger la vie du leader algérien».
Quandon se rappelle que Messali s’est livré à une violente attaque contre les paysarabes, ce qui ne peut que réjouir les Soustelle, Lacoste et Borgeaud, sondéplacement d’Angoulême à Belle-Isle justifie la thèse du journal «Demain».
Lorsquela vie de Messali est si précieuse pour le colonialisme français, faut-ils’étonner de le voir glisser vers la trahison consciente.

Le Communisme Absent
LeP.C.A., malgré son passage dans l’illégalité et la publicité tapageuse dont lapresse colonialiste l’a gratifié pour justifier la collusion imaginaire avec la Résistance Algérienne,n’a pas réussi à jouer un rôle qui mériterait d’être signalé.
Ladirection communiste, bureaucratique, sans aucun contact avec le peuple, n’apas été capable d’analyser correctement la situation révolutionnaire. C’estpourquoi elle a condamné le «terrorisme» et ordonné dès les premiers mois del’insurrection aux militants des Aurès, venus à Alger chercher des directives,DE NE PAS PRENDRE LES ARMES.
Lasujétion au P.C.F. a pris le caractère d’un Béni-oui-ouisme avec le silence quia suivi le vote des pouvoirs spéciaux.
Nonseulement les communistes algériens n’ont pas eu suffisamment de courage pourdénoncer cette attitude opportuniste du groupe parlementaire, mais ils n’ontpas soufflé mot sur l’abandon de l’action concrète contre la guerred’Algérie : manifestations contre les renforts de troupes, grèves detransports, de la marine marchande, des ports et des docks, contre le matérielde guerre.
LeP.C.A. a disparu en tant qu’organisation sérieuse à cause surtout de laprépondérance en son sein d’éléments européens dont l’ébranlement desconvictions nationales algériennes artificielles a fait éclater lescontradictions face à la résistance armée.
Cetteabsence d’homogénéité et la politique incohérente qui en résulte ont pourorigine fondamentale la confusion et la croyance en l’impossibilité de lalibération nationale de l’Algérie avant le triomphe de la révolutionprolétarienne en France.
Cetteidéologie qui tourne le dos à la réalité est une réminiscence des conceptionsde la S.F.I.O.,favorable à la politique d’assimilation passive et opportuniste.
Niantle caractère révolutionnaire de la paysannerie et des fellahs algériens enparticulier, elle prétend défendre la classe ouvrière algérienne contre ledanger problématique de tomber sous la domination directe de la «bourgeoisiearabe», comme si l’indépendance nationale de l’Algérie devait suivre forcémentle chemin des Révolutions manquées, voire même de faire marche arrière vers unquelconque féodalisme.
La C.G.T., subissant l’influence communiste, se trouve dans unesituation analogue et tourne à vide sans pouvoir énoncer et appliquer lemoindre mot d’ordre d’action.
Lapassivité générale du mouvement ouvrier organisé, aggravée dans une certainemesure par l’attitude néfaste des syndicats F.O. et C.F.T.C., n’est pas laconséquence du manque de combativité des travailleurs des bras croisés, lesdirectives de Paris.
Lesdockers d’Alger en ont donné la preuve en participant à la grève politiqueanniversaire du 1er novembre 1956.
Nombreuxfurent les travailleurs qui ont compris que cette journée d’action patriotiqueaurait revêtu un caractère d’unanimité nationale, plus démonstrative, plusdynamique, plus féconde, si les organisations ouvrières avaient été entraînéesintelligemment dans la lutte générale par une véritable centrale syndicalenationale. Cette appréciation juste se trouve entièrement confirmée dans lessuccès complets de la grève générale patriotique du 5 juillet 1956.
Voilapourquoi les travailleurs algériens ont salué la naissance de l’U.G.T.A., dontle développement continu est irrésistible, comme l’expression de leur désirimpatient de prendre une part plus active à la destruction du colonialisme,responsable du régime de misère, de chômage, d’émigration et d’indignitéhumaine.
Cetteextension du sentiment national, en même temps que son passage à niveauqualificatif plus élevé, n’a manqué de réduire, comme une peau de chagrin, labase de masse du P.C.A., déjà rétrécie par la perte des éléments européens hésitantset instables.
Onassiste cependant à certaines initiatives émanant à titre individuel decertains communistes s’efforçant de s’infiltrer dans les rangs du F.L.N. et del’A.L.N. Il est possible qu’il s’agisse là de sursauts individuels pour retournerà une saine conception de la libération nationale.
Il estcertain que le P.C.A. essaiera dans l’avenir d’exploiterces « placements » dans le but de cacher son isolement total etson absence dans le combat historique de la Révolution Algérienne.
B) LA STRATEGIE IMPERIALISTE FRANCAISE.
La Révolution Algérienne,détruisant impitoyablement tous les pronostics colonialistes et faussementoptimistes, continue de se développer avec une vigueur exceptionnelle, dans unephase ascendante de longue portée.
Elleébranle et ruine ce qui reste de l’empire colonial français en déclin.
Lesgouvernements successifs de Paris sont en proie à une crise politique sansprécédant. Obligés de lâcher les colonies d’Asie, ils croient pouvoir conservercelles d’Afrique. Ne pouvant faire face au « pourrissement » del’Afrique du Nord, ils ont lâché du lest en Tunisie et au Maroc pour tenter degarder l’Algérie.
a)La leçon des expériences tunisiennes et marocaines.
Cettepolitique sans perspectives réalistes s’est traduite notamment par lasuccession rapide de défaites morales dans tous les secteurs :
Mécontentementen France, grèves ouvrières, révoltes de commerçants, agitation chez lespaysans, déficit budgétaire, inflation, sous-production, marasme économique,question algérienne à l’ONU, abandon de la Sarre en Allemagne.
Lapoussée révolutionnaire nord-africaine, malgré l’absence d’une stratégiepolitique commune en raison de la faiblesse organique de ce qu’a été le Comitéde Libération du Maghreb, a acculé le colonialisme français à improviser unetactique défense hâtive, bouleversant tous les plans de la répressionesclavagiste traditionnelle.
Lesconventions franco-tunisiennes qui devaient jouer le rôle de barrage néo-colonialiste ont été dépassées sous la pression conjuguée du mécontentementpopulaire et des coups portés à l’impérialisme dans les trois pays frères.
Lerythme de l’évolution de la crise marocaine, l’entrée en lutte armée desmontagnards venant renforcer la résistance citadine, et surtout la pression dela révolution algérienne ont été parmi les facteurs les plus déterminants durevirement de l’attitude officielle française et de l’indépendance marocaine.
Lebrusque changement de méthode du gouvernement colonialiste abandonnantl’immobilisme pour s’engager dans la recherche d’une solution rapide étaitdicté d’abord par des raisons de caractère stratégique.
Ils’agissait :
1°) D’empêcher la constitution d’un véritable second front, en mettant fin àl’unification de la lutte armée au RIFF et en ALGERIE.
2°) D’achever de briser l’unité de combat des trois pays d’Afrique du Nord.
3°) D’isoler la Révolution Algérienne dont le caractère populaire la rendaitnettement plus dangereuse.
Tousles calculs ont été voués à l’échec. Les négociations menées séparément avaientpour but de tenter de duper ou de corrompre certains dirigeants des pays frèresen les poussant à abandonner consciemment ou inconsciemment le terrain réel dela lutte révolutionnaire jusqu’au bout.
Lasituation politique nord-africaine est caractérisée par le fait que le problèmealgérien se trouve encastré dans les problèmes marocain et tunisien pour n’enfaire qu’un seul.
Eneffet, sans l’indépendance de l’Algérie, celle du Maroc et de la Tunisie est un leurre.
LesTunisiens et les Marocains n’ont pas oublié que la conquête de leurs paysrespectifs par la Francea suivi la conquête de l’ALGERIE.
Lespeuples du MAGHREB sont aujourd’hui convaincus par l’expérience que la lutte enordre dispersé contre l’ennemi commun n’a pas d’autre issue que la défaite pourtous, chacun pouvant être écrasé séparément.
C’estune aberration de l’esprit que de croire que le Maroc et la Tunisie pouvaient jouird’une indépendance réelle alors que l’Algérie restera sous le joug colonial.
Lesgouvernants colonialistes, experts en hypocrisie diplomatique, reprenant d’unemain ce qu’ils cèdent de l’autre, ne ma, queront pas de songer à la reconquêtede ces pays dès la conjoncture internationale leur semblera favorable.
D’ailleurs,il est important de souligner que les leaders marocains et tunisiens formulentdans des déclarations récentes et renouvelées des points de vue rejoignantl’appréciation du FLN.
b)La politique algérienne du gouvernement.
Legouvernement à direction socialiste dès le 6 février, après lamanifestation ultra colonialiste d’Alger, a abandonné les promessesélectorales du Front républicain : Ramener la paix en Algérie par lanégociation, renvoyer dans leurs foyers les soldats du contingent, briser les« féodalités » administratives et financières, libérer lesprisonniers politiques, fermer les camps de concentration.
Si,avant la démission de Mendès-France, celui-ci représentait au gouvernement latendance à la négociation face à la tendance opposée, animée furieusementpar Bourgès-Maunoury et Lacoste, aujourd’hui, c’est la politique Lacoste quifait l’unanimité. C’est la guerre à outrance qui a pour but chimérique detenter d’isoler le maquis du peuple par l’extermination.
Devantcet objectif accepté par l’unanimité du gouvernement et la presque totalité duparlement français, il ne peut exister aucune divergence, sauf quand cettepolitique d’extermination dite «de pacification » aura échouée. Ilest clair que les buts politiques déclarés à nouveau par Guy Mollet ne serventqu’à camoufler l’entreprise réelle qui veut être le nettoyage, par le vide, detoutes nos forces vives.
L’offensivemilitaire est doublée d’une offensive politique condamnée, d’avance, à unéchec.
La «reconnaissancede la personnalité algérienne» reste une formule vague sans contenu réel,concret, précis. La solution politique exprimée d’une façon schématique n’avaitau début d’autres supports que deux idées-forces : celle de laconsultation des Algériens par des élections libres et celle du cessez-le-feu.Les réformes fragmentaires et dérisoires étaient proclamées dans l’indifférencegénérale : provisoirement pas de représentation parlementaire au PalaisBourbon, dissolution de l’Assemblée algérienne, épuration timide de la police,remplacement de «trois» hauts fonctionnaires, augmentation des salairesagricoles, accès des musulmans à la fonction publique et à certains postes dedirections, réforme agraire, élections au collège unique. Aujourd’hui legouvernement Guy Mollet annonce l’existence de 6 ou 7 projets de statuts pourl’Algérie, dont la ligne générale serait la création de deux assemblées, lapremière législative, la seconde économique, avec un gouvernement composé deministres ou de commissaires et présidé d’office par un ministre dugouvernement français.
Celadémontre d’une part l’évolution, grâce à notre combat, de l’opinion publique enFrance, et d’autre part le rêve insensé des gouvernants français de croire quenous accepterions un compromis honteux de ce genre.
Latentative d’isoler les maquis de la solidarité du peuple algérien, préconiséepar Naegelen sur le plan intérieur, devait être complétée par la tentatived’isoler la Révolution Algérienne de la solidarité des peuplesanti-colonialistes, engagée par Pineau sur le plan extérieur.
Le FLNdéjouera comme par le passé les plans futurs de l’adversaire.
Nousmentionnerons l’appréciation sur la situation internationale dans la troisièmepartie.
II) LES PERSPECTIVES POLITIQUES
Lapreuve est faite que la Révolution Algérienne n’est pas une révolte decaractère anarchique, localisée, sans coordination, sans direction politique,vouée à l’échec.
Lapreuve est faite qu’il s’agit au contraire d’une véritable révolution organiséenationale et populaire, centralisée, guidée par un état-major capable de laconduire jusqu’à la victoire finale.
Lapreuve est faite que le gouvernement français, convaincu de l’impossibilitéd’une solution militaire, est obligé de rechercher une solution politique.
Voilàpourquoi le FLN, inversement, doit se pénétrer de ce principe :
Lanégociation suit la lutte à outrance contre un ennemi impitoyable, elle ne laprécède jamais.
Notreposition à cet égard est fonction de trois considérations essentielles pourbénéficier du rapport des forces :
1°) Avoir une doctrine politique claire ;
2°) Développer la lutte armée d’une façon incessante jusqu’à l’insurrectiongénérale ;
3°) Engager une action politique d’une grande envergure.
A) POURQUOI NOUS COMBATTONS !
La Révolution Algériennea la mission historique de détruire de façon définitive et sans retour lerégime colonial odieux, décadent, obstacle au progrès et à la paix.
I. Les buts de guerre ;
II. Le cessez-le-feu ;
III. Négociations pour la paix.
I. Les buts de guerre
Lesbuts de guerre, c’est le point final de la guerre à partir duquel se réalisentles buts de paix. Les buts de guerre, c’est la situation à laquelle on acculel’ennemi pour lui faire accepter nos buts de paix. Ce peut être la victoiremilitaire ou bien la recherche d’un cessez-le-feu ou d’un Armistice en vue denégociations. Il ressort que, vu notre situation, nos buts de guerre sontpolitico-militaires. Ce sont :
1°) L’affaiblissement total de l’Armée française, pour lui rendre impossible unevictoire par les armes ;
2°) La détérioration sur une grande échelle de l’économie colonialiste par lesabotage, pour rendre impossible l’administration normale du pays ;
3°) La perturbation au maximum de la situation en France sur le plan économique etsocial, pour rendre impossible la continuation de la guerre;
4°) L’isolement politique(de la France) en Algérie et dans le monde ;
5°) Donner à l’insurrection un développement tel qu’il la rend conforme au droitinternational(personnalisation de l’armée, pouvoir politique reconnaissable,respect des lois de la guerre, administration normale de zones libérées parl’ALN) ;
6°) Soutenir constamment le peuple devant les efforts d’extermination des Français.
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